Jeux Mathématiques et Logiques

 

service maintenu par Gilles HAINRY, agrégé de mathématiques,
Université du Maine
I.U.T. Techniques de Commercialisation
53000 LAVAL
(France)

email : gilles.hainry_at_univ-lemans.fr

 


Le Moucherbath

 

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© Gilles HAINRY, Université du Maine


 

 

 

La nécessité de transmettre et d’échanger des informations, c’est à dire le besoin de communiquer, est à l’origine de la naissance de langages et de langues. Une langue est -dixit le “ Larousse ”- un système de signes verbaux propre à une communauté, à un groupe, à un individu. Le terme “ langage ” est un peu plus large et peut désigner -toujours d’après le “ Larousse ”- aussi bien la manière de parler que celle de s’exprimer au moyen de symboles, de formes artistiques, etc… ou l’ensemble de caractères, de symboles et de règles qui permettent de les assembler.

 

Deux soucis contradictoires habitent l’être humain : à certains moments, on voudrait pouvoir communiquer avec tout le monde ; c’est dans ce but que Zamenhof a créé, en 1887, l’espéranto, langue internationale dont il aurait voulu généraliser l’usage. A d’autres instants, on souhaite n’être compris que par quelques personnes initiées ; on utilise alors un langage secret ou argotique.

 

Deux exemples assez connus d’argot sont le javanais et le loucherbem ; nous ne parlons pas du verlan que nous laissons “ bertom ” car tous les jeunes le pratiquent.

 

En javanais, on intercale la syllabe “ AV ” entre la première consonne suivie d’une voyelle de chaque mot et cette voyelle ; ainsi par exemple : “ Navous savommes haveureux dave savaluer navos lavecteurs ” signifie que “ nous avons plaisir à saluer nos lecteurs ”. Notez que l’interprête, chargé de traduire une langue dans une autre, ne le fait pas toujours mot à mot ; mais, tous ceux qui ont déjà effectué des thèmes et des versions le savent bien.

 

Le loucherbem est l’argot qu’utilisaient entre eux autrefois les bouchers des Halles de Paris pour qu’on ne les comprenne pas ; dans cette langue, la consonne initiale (ou première consonne) d’un mot est remplacée par “ L ” et repoussée à la fin de ce mot, suivie de “ EM ” ; ainsi, “ boucher ” devient “ loucherbem ”, d’où le nom donné à cette langue (essentiellement orale).

 

Nous avons créé pour les adeptes de ce site-web un langage secret qui devrait leur permettre de communiquer entre eux avec des propos hermétiques et incompréhensibles pour les non initiés : il s’agit du moucherbath, construit par analogie avec le loucherbem, la différence étant que la clé “ LEM ” est remplacée par “ MATH ” ; voici quelques exemples relevés dans le dictionnaire du moucherbath :

 

Français ****** Moucherbath ****** Français ****** Moucherbath
langue manguelath secret mecretsath
math mathmath phonétique monétiquephat
aviron amironvath quadrature madraturequath

 

On rappelle que dans chaque mot, la (ou les) consonne(s) initiale(s) est (ou sont) remplacée(s) par “ m ” et repoussée(s) à la fin, suivie(s) de “ ath ”.

 

 

Voici enfin une version pour s’entraîner :

 


“ Melath mondemath m’anath mamaisjath manquémath medath marlatanschath. Metteçath miencesçath medath mouttath mempstath mutfath en mofesseursprath mèstrath mertilefath. ”

 

le texte original, que l’on doit à Jean de la Fontaine est le suivant :

 


“ Le monde n’a jamais manqué de charlatans. Cette science de tout temps fut en professeurs très fertile. ”

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Entraînez vous maintenant à faire des thèmes, et si les règles énoncées sont imprécises, amusez vous à les compléter pour les rendre plus migoureusesrath.

 

 





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octobre 1998

Gilles Hainry*

*Université du Maine
Institut Universitaire de Technologie
Département Techniques de Commercialisation
52 rue Calmette et Guerin
53000 LAVAL (France) {#gilles-hainry-université-du-maine-institut-universitaire-de-technologie-département-techniques-de-commercialisation-52-rue-calmette-et-guerin-53000-laval-france align=“CENTER”}

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